17/12/2006

Commandez et on vous obéira

commande nacelle 01 Dur d'être un tableau de commande sur nacelle. Vu sur chantier. Le SECT signale systématiquement le problème depuis plus d'1 an. Je téléphone au loueur qui me demande si le SECT autorise l'utilisation de la machine. Je réponds que oui. A ce moment, le loueur me demande ou est le problème. Le problème est clair en cas d'accident, le loueur peut être incriminé. Questions à se poser, la responsabilité de la personne qui a loué le matériel peut être engagée puisqu'il autorise son personnel à utiliser la machine. Responsabilité également du SECT qui voit que manifestement rien ne bouge au niveau de cette remarque qui revient au bout d'un an.  Toute machine se doit d'avoir un tableau de  commande lisible et en ordre. Le manuel est également manquant depuis quelques trimestres.

14:40 Écrit par CoordiWeb dans Chantier | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : engins, reflexions, danger |  Facebook |

19/11/2006

Sans filet - 2ème partie

Retournons sur la toiture - contrairement à la France, un indépenant doit également respecter la législation en matière de Bien-Être au travail en tous cas dans le cadre des chantiers temporaires ou mobiles.

Sans filet - deuxième partie (Carnet d’un inspecteur du travail, 22 septembre 2006)

22 septembre 2006

Sans filet (2ème partie)

Deux jours plus tard,retour sur le chantier.

-"Vous pouvez passer sur le chantier, c’est OK" m’a dit le patron au téléphone et il a confirmé par fax.

J’emprunte la même échelle, mais cette fois -ci son sommet est encadré par des filets de protection. Lorsque je parviens sur le toit, je retrouve le patron et son salarié préparant le matériel pour la pose des bandes goudronnées.

Je leur fait observer que "Je n’ai pas donné l’autorisation de reprendre le travail sur le toit".

Dès le premier coup d’oeil, je note qu’une partie seulement de la périphérie du bâtiment est pourvue de filets de protection. J’en fais immédiatement l’observation.

-"J’ai pas assez de filets, on les déplacera au fur et à mesure de l’avancement des travaux" me dit-il.

Je ne suis pas d’accord avec ce procédé. Je sais d’expérience comment cela se passe en règle générale : les protections ne sont pas déplacées et on se dépêche de terminer les travaux sur la zone non protégée.

-"J’ai pas assez de filets" rétorque le patron.

-"Où avez-vous eu ceux-ci ?"

-"L’entreprise avec qui j’ai passé le marché me les a prêtés".

Je note que certains filets, en quelques endroits, sont très détériorés : les cordelettes de plusieurs mailles sont arrachées. Plus grave encore, les filets sont distendus et il manque une vis sur deux sur les fixations des supports des potelets. Tout cela rend la résistance de l’ensemble plus qu’aléatoire.

Il partage pas mon analyse, le patron :

-"Écoutez c’est posé comme ça sur tous les chantiers, je vois pas ce que vous voulez de plus ?"

-"C’est faux, heureusement". Pour lui prouver, si besoin était, l’inefficacité de cette protection, j’exerce sur le filet, situé à ma gauche, une pression verticale vers le bas ...celui-ci ploie jusqu’en deçà des genoux, le potelet vacille de droite à gauche...

Je lui demande : "Vous croyez que c’est efficace ça pour arrêter une chute ?". Il ne répond pas et la colère monte :

-" Bon sang vous voulez m’empêcher de bosser, c’est ça que vous voulez ?"

-"Je veux que votre salarié travaille en sécurité".

Le salarié en question s’approche pour venir en aide à son patron : "Ça risque rien, je ferai attention".

-"Ça risque et l’attention se relâche parfois et à cette hauteur ça peut être fatal."

-" Si j’ai bien compris vous ne me donnez pas l’autorisation de reprendre le chantier ?" me demande le patron.

-"Vous avez bien compris. Ces protections sont illusoires, si vous vous appuyez dessus , même légèrement, vous basculez dans le vide...Je ne peux pas vous donner l’autorisation de reprendre dans ces conditions."

Sur un ton ironique, il s’adresse à son ouvrier : " Tu descends, c’est trop dangereux pour toi ici !"

Je tends à l’employeur la décision de refus de reprise des travaux sur le toit. Il la signe sans la lire et la glisse immédiatement dans sa poche.

-"Je vais terminer ce chantier tout seul. Voilà, je ne serai pas emm..."

-"Vous pouvez faire ainsi, mais aucun salarié ne pourra travailler sur le toit", lui-dis-je.

Et c’est ainsi qu’il va terminer le chantier : seul, sans véritable protection contre les chutes de hauteur. Les jours suivants, je suis passé régulièrement à proximité du chantier afin de m’assurer qu’aucun salarié ne travaillait là-haut. Seule, sa silhouette s’affairait sur le toit.

22 septembre 2006 | Lien permanent

Commentaires

@ Bereno : il faudra aussi vérifier, cher collègue, ce que deviennent les rémunérations des salariés pendant que le patron refuse d’acheter les filets de protection (qui sont pourtant un investissement de base dans le BTP), s’il continue à les payer, s’il les a virés et pour quel motif, s’il les a mis au chômage partiel, s’il les a envoyés sur un autre chantier (toujours sans filets ni harnais)...

@shirow d’un message précédent : tant mieux si nous n’avez pas besoin de notre intervention pour sécuriser votre site. En revanche, si vous constatez un manquement autre (rémunération, temps de travail, discrimination, etc...) n’oubliez pas que nous sommes là. Et que nous sommes gratuits.

Rédigé par : clairwill | le 22 septembre 2006 à 07:43

Intéressant comme conclusion... la vie d’un salarié vaut donc plus cher que celle d’un artisan ou d’un indépendant...

En protégeant le salarié (ce qui est très juste), vous avez indirectement mis en danger la vie de l’indépendant qui l’employait, et qui va donc largement depasser les horaires raisonnables pour terminer ce chantier qui lui permet de vivre puisqu’il ne dépend que de ses clients et non de "la société" pour faire son chiffre d’affaires. En augmentant ses horaires, il augmente les risques de chute...

L’inspecteur du travail ne protège donc que le travail des salariés... Où est l’erreur ? Dans mon raisonnement ou dans la sur-protection des salariés au détriment des indépendants ?

Rédigé par : Philippe NIEUWBOURG | le 22 septembre 2006 à 08:15

Monsieur NIEWBOURG, vous vous trompez lourdement. La loi ne nous permet pas de faire cesser son travail, même dangereux, à un indépendant, un artisan, un patron même si nous l’estimons nécessaire. Ce n’est pas un choix de notre part, je pense que beaucoup de collègues pensant que la sécurité et la santé sont avant tout le reste, mais la loi n’en a pas décidé ainsi. Pour la petite histoire, ce sont les représentants patronaux qui ont demandé que les artisans ne puissent pas avoir leur travail personnel entravé pour des questions de sécurité, au nom de la "liberté d’entreprendre", concept qui est pour eux plus important que leur propre sécurité. Militez donc pour que nous puissions arrêter le chantier d’un patron sur le point de se casser la figure, et nous appliquerons la loi pour ce travailleur-là aussi.

Ecrivez au Medef, vous verrez leur réponse sur ce chapitre.

Rédigé par : clairwill | le 22 septembre 2006 à 09:17

21:14 Écrit par CoordiWeb dans Chantier | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : reflexion, epc |  Facebook |

Récupération du site de Bereno - sans Filet partie 1

Cela pourrait se passer également sur nos toits.

Sans filet - première partie (Carnet d’un inspecteur du travail, 20 septembre 2006)

20 septembre 2006

Sans filet (première partie).

Je les ai vues de loin : deux silhouettes sur le toit, sans aucune protection contre les chutes de hauteur. Direction le chantier. Au pied du mur, j’emprunte une échelle (heureusement fixée) pour accéder sur la toiture plane du bâtiment où travaillent les deux hommes. Ils sont surpris de me voir ainsi apparaître , le bloc-note à la main. Ils effectuent des travaux d’étanchéité.

Je me présente. Le patron s’avance vers moi, l’ouvrier s’approche également mais reste un peu en retrait.

-"Qu’est-ce qui ne va pas ?" demande le patron.

-"D’après vous ?"

Il hésite pas longtemps : "Je sais, il n’y a pas de protection", répond-il un rien agacé.

-"A quelle hauteur sommes-nous ?"

Il s’approche du bord du toit et apprécie du regard la hauteur qui nous sépare du sol :

-"Six mètres environ".

-"Croyez-vous qu’à cette hauteur une chute soit sans conséquence ?"

Vient la réponse mille fois entendue par ailleurs :

-"On fait attention, on a l’habitude".

Je récuse cette argumentation simpliste, évoquant un éventuel malaise, les pieds entravés par les matériaux qui jonchent le sol, la précipitation...

Il vient du département limitrophe, il a pris ce chantier dans le cadre d’un contrat de sous-traitance.

-"Avez-vous des filets de protection ? "

-"Non". Par conséquent, je l’informe que j’arrête le chantier comme m’y autorise l’article L 231-12 du code du travail, pour défaut de protections collectives contre les chutes de hauteur. J’autoriserai la reprise lorsque le chantier aura été sécurisé sur toute sa périphérie. Il pense avoir mal entendu, ou fait semblant :

-"Vous arrêtez le chantier ? C’est pas possible j’ai des délais à respecter".

Je rajoute : "Et la sécurité de votre salarié à assurer".

-" Je suis un artisan, j’ai pas de moyens, vous voulez que je mette la clé sous la porte ou quoi ?"

Je rappelle que les accidents du travail ont un coût humain mais aussi financier. Ça ne le convaint pas, il désigne l’ouvrier de la tête :

-"En voilà un qui va retourner au chômage".

Je relève l’identité du salarié. "Date d’embauche ?"

-"Hier" répond le patron.

-"La déclaration préalable a-t-elle était faite ?"

-"Pas encore eut le temps, mais ma femme doit faire le nécessaire aujourd’hui".

-"Il n’est pas encore déclaré ?"

-" Ce sera fait aujourd’hui. Il était au RMI, je l’ai embauché hier pour ce chantier" précise-t-il.

Je lui demande de m’adresser le justificatif de la déclaration préalable. Je rédige la décision d’arrêt de chantier, il la signe à contrecoeur. Je lui dis qu’il peut s’estimer heureux car j’aurais pu relever l’infraction par procès-verbal et que dans ce cas c’est devant le tribunal correctionnel qu’il se serait expliqué. La perspective d’être jugé pour un défaut de sécurité lui paraît invraisemblable :

-"Vous voulez ré-ouvrir Cayenne ou quoi ?"

C’est pure coïncidence, mais hier soir, il a lu dans le journal que des inspecteurs du travail allaient être recrutés en nombre. cette perspective ne présage rien de bon selon lui :

-"On ne va plus pouvoir travailler, c’est ça qui va arriver".

Tout en rejoignant le plancher des vaches, il m’explique qu’il a créé cette entreprise après son licenciement pour inaptitude médicale :

-"A cause de l’amiante, on m’a licencié. Si ma maladie professionnelle n’est pas reconnue, il va y avoir du grabuge !".

Je saisis cette occasion pour lui démontrer l’intérêt de prévenir les risques professionnels.Peine perdue !

-"Qu’on me laisse travailler".

Je mets un terme à cette discussion stérile :

-"J’attends la confirmation de la pose des filets avant de revenir vous donner l’autorisation de reprendre les travaux."

Sur ce, je quitte le chantier.

20 septembre 2006

Commentaires

Au risque d’être rabat-joie, je pense que les lois sur les protections des travailleurs en hauteur sont là pour éviter les abus, pas pour constituer un abus.

Vu la description de cas évoqué, je trouve ceci similaire à un policier qui interpellerait un cycliste parce qu’il ne porte ni casque ni genouillère.

Je dis ça parce que j’imagine que c’est un toit plat, pas en tuile, de type bâtiment industriel - sinon je ne vois pas ce qu’un contrat de maintenance pourrait y faire (de maintenance de tuiles ?). Doit-on aussi surveiller les touristes qui osent se promener au bords des falaises sans être attachés.

Rédigé par : Marcel Patoulatchi | le 20 septembre 2006 à 08:35

Je ne sais pas s’il y a des inspecteurs des promenades le long des faliases mais j’ai tout de même l’impression qu’il y a moins d’accidents le long des falaises que dans le secteur du bâtiment.

Je crois aussi que les promeneurs n’engagent qu’eux mêmes et n’ont pas un patron qui les oblige à prendre des risques pour des questions de rentabilité.

Rédigé par : comT | le 20 septembre 2006 à 09:07

Comme par hasard c’est le patron et non le salarié qui donne la date d’embauche, comme par hasard il a été embauché la veille, comme par hasard il a pas eu le temps de faire la déclaration préalable, comme par hasard la déclaration doit être faite ce jour, comme par hasard tout ça c’est le jour même où un inspecteur du travail passe, et comme par hasard c’est un RMIste...

Ça fait beaucoup de hasards qui fleurent bon l’organisation de travail dissimulé et fraude au RMI.

Finalement il s’en tire bien avec une simple suspension du chantier.

Je me demande si bereno, quand il tombe sur un cas comme ça où les coïncidences sont troublantes, a l’habitude de refaire un second contrôle quelques temps plus tard, juste pour voir si il y a encore de tels hasards et coïncidences ?

Rédigé par : aegir | le 20 septembre 2006 à 09:33

D’abord c’est un contrat de sous traitance et pas de maintenance. Et c’est un toit plat Bereno le dit lui même.

Vous êtes de mauvaise foi avec votre falaise. Tout le monde sait que la dangerosité vient de l’habitude. Les touristes se lèvent pas tous les jours à 6h pour aller prendre l’air à Etretat !

Rédigé par : tt | le 20 septembre 2006 à 10:26

21:10 Écrit par CoordiWeb dans Chantier | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : reflexion, epc |  Facebook |

Chute mortelle ... silence on creuse

icare

17 mai 2006 - Chute mortelle.
tiré du feu carnet d'un inspecteur - BERENO

la simple et dure réalité des mots

 

Lorsque j’arrive sur les lieux de l’accident, le corps de l’ouvrier a été transporté à l’hôpital. Quelques traces de sang situent l’impact du corps sur le sol. Je lève les yeux vers le toit pour apprécier la hauteur de la chute : dix mètres environ. Je fais le tour du bâtiment pour noter le matériel utilisé : une grande échelle déployée sur la façade permet d’accéder sur le toit . Sur chaque pan, une échelle de couvreur est fixée à plat.

Je rejoins, dans une salle de la mairie, le patron monsieur K.qui est arrivé quelques minutes avant moi et monsieur B. le compagnon de travail de l’ouvrier décédé. Je recueille le témoignage du salarié sur les circonstances de l’accident qui a coûté la vie à son collègue.

Malgré un légère bruine qui tombe ce matin là,ils devaient remplacer quelques ardoises détériorées, rien de plus. Moins d’une heure de travail. L’échelle est rapidement déployée contre le mur et les échelles de couvreur fixées sur la toiture.

Les deux ouvriers remplacent les ardoises sur le versant Est. Puis, même opération côté Ouest. Soudain, un cri. Monsieur B. tourne la tête vers son collègue qui travaille deux mètres plus bas. Il voit celui-ci basculer en arrière, dévaler le toit rendu glissant par la fine pluie. Le malheureux tente de se raccrocher à l’échelle, à la gouttière...en vain. Le corps disparaît dans le vide.

Monsieur B. me confirme : ils travaillaient sans harnais de sécurité. "Pour si peu de temps à passer sur le toit".

Le patron ne leur a pas dit , ce matin, lors du départ du siège de l’entreprise, de prendre ces équipements de protection contre les chutes de hauteur. Il leur a simplement dit de faire attention, à cause de la pluie. Il s’inquiète sur son sort monsieur K. Faut dire qu’il n’est pas inconnu des services de l’inspection du travail. A plusieurs reprises, sur divers chantiers, il a été rappelé à l’ordre. Il a plusieurs arrêts de chantier à son actif pour avoir exposés ses salariés à un risque de chute de hauteur. Cela n’a pas suffi à le sensibiliser à la sécurité de son personnel.

J’informe monsieur K.que je vais dresser un procès-verbal qui sera transmis au Procureur de la République. Un jugement viendra plus tard.

Épilogue : Quelques mois plus tard, Monsieur K. sera jugé et condamné à une lourde peine d’amende et à de la prison avec sursis. Il fera appel, mais la Cour d’Appel confirmera le jugement du Tribunal Correctionnel. Aujourd’hui, l’entreprise n’existe plus.

17 mai 2006

15:33 Écrit par CoordiWeb dans Chantier | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chute, reflexion, accident |  Facebook |

05/10/2006

Chauffe ... Marcel

Eh oui l'été indien prend fin.

Il faut penser maintenant aux froidures de l'hiver et mettre à disposition des travailleurs des moyens de chauffage. Mais il y a chauffage et chauffage.

chauff02
 
Ce type de chauffage (chauffage radiant au gaz) installé dans un réfectoire sur chantier n’est  absolument pas conforme à la législation (article 67 du RGPT) et peut être dangereux du fait d'une mauvaise ventilation (quand il fait très froid, les occupants laisse juste une petite fente à la fenêtre, le risque d'intoxication au CO - monoxyde de carbone est alors très élevé).
 

Article 67. Utilisation d'appareils à combustion

Les appareils de chauffage par combustion, utilisés dans les locaux de travail, sont tenus en bon état de fonctionnement, reliés  un conduit à bon tirage et conçus de manière à assurer l'évacuation totale et régulière à l'extérieur des gaz de combustion, même en cas de fermeture maximum des dispositifs de réglage.

L'utilisation d'appareils par combustion non reliés à un tel conduit peut être tolérée dans les halls de fonderie, de construction, de montage, d'entreposage, de garage de véhicules et autres locaux d'ateliers de grandes dimensions, à condition que:

  1. durant le temps où l'on y travaille, ces locaux soient largement ouverts sur l'extérieur, habituellement ou du moins fréquemment, ou soient ventilés de manière très large; l'efficacité du renouvellement de l'air dans ces deux cas doit être régulièrement contrôlée par des mesures de teneur de l'atmosphère en SO2, CO et CO2;
  2. les appareils précités soient alimentés exclusivement par du gaz terrestre ou du gaz de pétrole liquéfié et soient spécialement conçus pour fonctionner sans être reliés à un conduit assurant l'évacuation des gaz de combustion à l'extérieur.

Les braseros ne peuvent être utilisés qu'en plein air.

19:39 Écrit par CoordiWeb dans Chantier | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : danger produit |  Facebook |

20/09/2006

Liste de n° utiles pour chantier dans le Brabant Wallon

EAUX
            BRABANT WALLON
Intercommunale des Eaux du Centre du Brabant Wallon (I.E.C.B.W.)
            rue Emile François 27 - 1474 Genappe (Ways)
            Tél. : 067 / 28 01 11 - Fax : 067 / 28 01 96
            
GAZ 
            	Netmanagement  -  Bureau de dessin Zone Ouest    
            Allée du Grand Peuplier 12 - 7110 Strepy-Bracquegnies
            ODEUR GAZ : 0800 / 87 0 87
            
ELECTRICITE   BASSE   ET   HAUTE   TENSION   <   12 KV
 
ELECTRICITE   HAUTE   TENSION   36 KV ET PLUS
           	 Elia s.a.  -  Assets Wallonie  -  Secrétariat technique
            Avenue Albert 1er, 19  -  5000  Namur
            Tél. : 081 / 23 70 50  -  Fax : 081 / 23 71 09
 
TELEPHONE 
            Belgacom
                        Rue Marie Henriette, 60 - 5000 Namur 
Tél. : 081 / 722 200 - 722 711
Boulevard Emile Jacqmain, 166 - 1000 Bruxelles
                        Pour particuliers : informations techniques et commerciales 
                        Tél. : 0800 / 33 700 - Fax : 0800 / 33 701
Pour entrepreneurs : dégâts aux infrastructures - service contentieux
                        - câbles coupés - chantiers en cours : 0800 / 14 553
                        demande de plans : 0800 / 20 037 - Fax : 0800 / 21 037
                        planification : 071 / 27 32 40 - Fax : 071 / 70 17 62
                                    
INSTALLATION   MILITAIRE   FORCES   ARMEES
Etat Major de la Défense
            Centre régional Infrastructure 8
            Plaine de Belgrade
            5001  Namur
            Tél. : 081 / 72 84 45 - 081 / 72 83 11
            4e Division des Oléoducs de l'OTAN
            Caserne "Gerbe de Blé"
            Parkstraat, 36 - 3000 Leuven
            Pipe Line OTAN : 016 / 24 86 11
 
EGOUTS
Les égouts doivent être repérés sur place à l’aide des chambres de visite. 
L’attention du demandeur est attirée sur la présence de raccordements 
particuliers des immeubles riverains et de raccordements d’avaloirs. 
Il lui appartient de les repérer au moyen de sondages et de prendre toutes 
précautions en vue de ne pas les endommager. 

06:25 Écrit par CoordiWeb dans Chantier | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liste utile, a completer |  Facebook |

19/09/2006

ça sent le gaz - téléphoner au 0800/87 0 87

Le chantier GAROCENTRE qui a fait parler de lui ce matin pour une fuite de gaz est un chantier dont je suis coordinateur (extension centre logistique du FOREM).

Une pelleteuse était en train d'aménager le réseau d'égout quand elle a accroché une coduite de gaz dite basse pression de 6" (160mm - pression - je ne sais pas / peut-être de l'ordre de 100 mbar). Le grutier a tout de suite vu quelque chose d'anormal au niveau de la terre quand il a crevé le tuyau (sorte de bulles) et a tout de suite senti l'odeur caratéristique des gaz odorisés. Il a arrêté ses travaux et a prévenu le chef de chantier qui a prévenu les services concernés (voir remarque en bas).

Voici la conduite après réparation. La tuyauterie enterrée est réalisée en polyéthylène haute densité pour gaz naturel. La tuyauterie initialement posée à une profondeur > 80 cm n'était pas entourée de sable et n'était pas renseignée par une bandelette réglementaire indiquant le passage d’une conduite gaz.

Sur les plans des impétrants fournis (datant de 2005) la conduite de gaz n'était pas renseignée à cet endroit. Elle traverse normalement la route avant la chambre de visite et n'aurait pas dû être continuée.

La société creusant les égouts s'était renseignée auprès du chef de chantier pour voir ce qu'il en était des impétrants.

Dans mon PSS voici ce qui était renseigné.

Voies et Réseaux Divers
(VRD ou impétrants)

Ó

Un égout de diamètre 800 est présent sur la zone construite mais à une profondeur renseignée de 4 à 5 m.

Une conduite de gaz naturel basse pression est présente sur le site pour son approvisionnement mais ne devrait pas concerner la zone à aménager.

Seuls des travailleurs habilités (BA4 ou BA5) procéderont à la consignation des circuits électriques avant intervention.

Dans mon PSS n'est pas rappelé les info sur les coordonnées des impétrants présents. Je crois que c'est un tort j'aurais dû mettre la mention ODEUR GAZ téléphoner au 0800 / 87 0 87.

21:27 Écrit par CoordiWeb dans Chantier | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gaz, conduite, fuite |  Facebook |